Quelle est la nécessité de mettre en place la fonction marketing à travers tout un département dans nos entreprises publiques. Que peut donc apporter un département marketing dans une entreprise comme la société GPL (Gaz et Pétrole Liquide du Congo), SNDE (Société Nationale de Distribution d'Eau), SNE (Société Nationale d'Electricité) au Congo Brazzaville???

Il est fréquent de voir les entreprises en situation de monopole dans nos Etats d'Afrique centrale de considérer le marketing comme une fonction de seconde zone. En tant que consultant marketing pour la performance en entreprise (Privée ou Publique) cela est tout simplement une attitude à bannir et ça le plus vite possible. L'expérience a montré que ce genre d'entreprise vascillent et basculent facilement dès que la libération du secteur est effective à cause principalement d'un manque criare d'une orientation client. Immaginons un seul instant qu'au Congo Brazzaville, on autorise un deuxième fournisseur d'électricité??? C'est le cas certainement du Congo RDC, du gabon et de tous les pays de la sous région. 

Partage du cas de la SAQ – Canada : lesaffaires.com

La Société des alcools du Québec (SAQ) , une société public détenant le monopole sur son secteur au Quebec dépense énormement pour ses actions marketing. Au micro de Paul Arcand cette semaine, le chroniqueur financier Pierre-Yves McSween s’interrogeait sur la pertinence de dépenser autant d’argent en marketing, considérant la situation monopolistique de la Société.
 
Les dépenses de la SAQ en marketing choquent. 

Mais pourquoi, diable, un monopole chercherait-il à fidéliser ses clients?

Il ne faut cependant pas s’étonner que nos sociétés d’État dépensent de l’argent public à cette fin. Au-delà de la pure logique commerciale, c’est leur survie comme institution publique qui est en jeu…

Pourquoi la SAQ investit en marketing: 

Investir en marketing permet à la SAQ de développer une marque forte, de proposer une excellente expérience client et une offre de plus en plus personnalisée au consommateur. Sans marketing, il serait difficile de positionner le vin comme un produit haut de gamme, ce qui se ressent directement à la caisse : dans plusieurs coins du monde, le vin est une commodité; ici (Canada), c’est un luxe.

Si la SAQ a pu enregistrer un résultat net en hausse de 1,8 % pour l’exercice 2016-2017, à près de 1,1 milliard de dollars, c’est notamment en raison de ses efforts marketing, lesquels justifient ses prix élevés. Et sans cette contribution significative au Trésor public, le statut de monopole de la SAQ serait inévitablement remis en question.

Le marketing constitue, donc, LA clé de survie pour la société d’État.

Un équilibre fragile: 

Au printemps dernier, un sondage Crop-La Presse montrait que 55 % des Québécois étaient favorables à la privatisation de la SAQ. Ce qui s’expliquait en grande partie par le fait que ses prix élevés avaient ébranlé la perception de «valeur globale» de la marque chez bien des consommateurs.

La Société s’est alors vite ajustée. Ses prix ont baissé et l’expérience client ne cesse depuis de s’améliorer. Sage décision.

C’est que l’équilibre entre le bien-être collectif et l’intérêt individuel est toujours fragile. Et dans le cas de la SAQ, c’est le marketing qui en est le balancier!